Page:Régnier - Escales en Méditerranée.djvu/115

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trer. Nous sommes chez lui. Des images saintes sont clouées au mur. Il en soulève une derrière laquelle est dissimulé un fragment de miroir. Alors il rit. Il parvient à nous expliquer que l’usage des miroirs est défendu. Il rit encore, très fier de son stratagème, puis nous conduit dans l’Église... Tout y est de riche dorure. Aux murailles des mosaïques modernes sans intérêt...

Dans un salon, garni de fauteuils de velours rouge et de divans, le Supérieur du couvent de Roussikon nous reçoit. C’est un vieillard digne et non sans allure. Il nous montre, richement encadrés, les portraits de la famille impériale de Russie, nous fait signer nos noms sur un registre, nous offre de menus souvenirs. Puis on apporte un plateau. Confiture de roses, verres d’eau glacée.

Par la fenêtre ouverte, sur la mer bleue, posé, j’aperçois notre beau yacht blanc, à l’ancre.




Nous sommes montés au couvent grec de Lavra qui domine la pointe extrême de la presqu’île de l’Athos. Rude montée par des sentiers pierreux, bordés de précipices à pic, sentiers abrupts où sonne le sabot prudent et infaillible des petits ânes que nous avons en-