Page:Régnier - Escales en Méditerranée.djvu/131

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parti d’être à chaque instant sur le point de verser ou d’accrocher. C’est dans cette continuelle alternative que nous avons parcouru les divers quartiers du vaste Stamboul, que nous avons entrevu des places, des mosquées, des turbés, des fontaines, des ruines byzantines, des marchés, des casernes, des agglomérations de maisons de bois toutes semblables. Parfois une échappée sur la mer de Marmara ou sur la Corne d’Or, puis des rues, des rues grouillantes, des rues désertes, des rues où pousse l’herbe, des rues pierreuses. Voici des petits cafés qu’abrite un grand platane et que fleurit la glycine, voici la place de l’Atméidan, Sainte-Sophie et la Mosquée du Sultan Ahmed, Ahmed Djami, voici la Sublime Porte et l’entrée du Séraï, le Bezestin, les casernes et les bâtiments du Seraskiérat entre Bayazid-Djami et Suleiman-Djami ; voici Chah Zadé Djami et Mehmed Djami, et Kahrié Djami et Selim Djami. De tout cela nous emportons une impression de grandeur et de misère, d’une ville vivante et morte à la fois.




Chaque jour la vedette nous dépose à l’une des échelles de la Corne d’Or ou de la mer de Marmara, le plus souvent à celle de Balouk