Page:Régnier - Les Médailles d’argile, 1903.djvu/191

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Et blanc et veiné comme une chair
Douce aux lèvres…

Mais non,
Je l’ai vêtu de bure et de laine ;
Son manteau traîne
Sur ses talons ;
Il passe en souriant à peine
Et quand il chante, c’est si bas
Que l’on ne se retourne pas
Pour cueillir sa chanson éclose
Dans le soir qu’elle a parfumé ;
Il n’a ni jardin, ni maison,
Et il fait semblant d’être pauvre
Pour mieux cacher qu’il est aimé.