Page:Réveillaud - Histoire du Canada et des canadiens français, de la découverte jusqu'à nos jours, 1884.djvu/448

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que dans le sud de la province d’Ontario. Le pommier vient bien dans les deux provinces et y donne ces belles pommes rouges, à la chair diaphane et savoureuse, qu’on connaît sous le nom de pommes « fameuses » du Canada.

Les céréales d’Europe, le froment, l’avoine, le seigle, l’orge trouvent, avons-nous dit déjà, dans les terres du bas et du haut Canada, un sol qui leur convient à merveille. Aussi le Canada exporte-il, chaque année, pour plusieurs millions de « minots » de blé et de farine. Toutes les plantes potagères y viennent bien ; les citrouilles et les melons, semés en pleine terre, y réussissent admirablement. La culture du maïs ou blé d’Inde s’y fait aussi dans les conditions les plus favorables ; la patate ou pomme de terre douce, le riz, le chanvre, le houblon, le tabac, s’y cultivent aussi, quoique dans des proportions moindres.

La faune du Canada n’est pas moins riche que sa flore. Les animaux sauvages qu’on y trouve, ou plutôt qu’on y trouvait autrefois, — car en Amérique comme en Europe ils ont à peu près disparu devant les pas de l’homme civilisé, — sont : l’ours noir et roux, le lynx ou loup cervier, le loup commun, le chat sauvage, la martre, le vison, le renard, le carcajou ou kinkajou, le pécan (espèce de petit ours), le castor, la loutre, le rat musqué, l’hermine, etc. Plusieurs de ces espèces, maintenant refoulées vers les glaces du nord, ont longtemps donné lieu et donnent encore lieu, quoique dans des proportions diminuées, à un actif trafic de pelleteries. Sur la côte nord, du côté du Labrador et dans le bassin du Saguenay, les renards noirs et argentés sont encore assez nombreux : la fourrure de ces animaux