Page:Réveillaud - Histoire du Canada et des canadiens français, de la découverte jusqu'à nos jours, 1884.djvu/472

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bientôt la capitale du Canada français à la région du lac Saint-Jean, bref, c’est un des meilleurs gages du relèvement et de la prospérité future de Québec, que ses habitants n’ont pas pris leur parti de la diminution relative que nous constations tout à l’heure, et feront tout au monde pour reprendre l’avance perdue.


Si, prenant Québec comme point de départ, nous remontons le fleuve dans la direction de Montréal, nous ne cessons pas d’être, jusqu’à cette ville, en pays français. Les comtés qui bornent l’une et l’autre rive sont parmi les plus anciennement colonisés, au moins dans la partie limitrophe du fleuve. Ce sont, sur la rive septentrionale et en remontant contre le courant du fleuve, les comtés de Portneuf, Champlain, Trois-Rivières, Saint-Maurice, Maskinongé, Berthier, Joliette, Montcalm, l’Assomption, Deux-Montagnes et Terrebonne[1] ; sur la rive méridionale, les comtés de Lévis, Lotbinière, Nicolet, Yamaska, Richelieu, Verchères et La Prairie.

Les centres les plus importants de ces divers comtés sont, d’abord et en face même de Québec : la Pointe-Lévis, ville de 8.000 habitants et point d’attache des chemins de fer qui se dirigent de Québec vers les « cantons de l’Est », vers les États-Unis et vers la Gaspésie et la Nouvelle-Écosse. Plus en amont, Portneuf,

  1. Les comtés de Deux-Montagnes et de Terrebonne sont dans l’intérieur des terres, au nord de Montréal. Tous les autres comtés que nous venons de nommer sont contigus au Saint-Laurent. Voir la carte à la fin de cet ouvrage. La proportion de la population d’origine française à celle d’origines anglaise, irlandaise et écossaise réunies est, en moyenne de 20 à 1 dans ces divers comtés.