Page:R.-J. Haüy - Traité élémentaire de physique - 1803 - Vol 2.djvu/212

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DE PHYSIQUE.

puissance réfractive du milieu ; et l’on prouve, d’après la théorie des forces accélératrices, que si l’on suppose la ligne rn constante, la puissance réfractive sera comme le carré de la perpendiculaire gn[1] : quant à la densité, elle s’estime, comme l’on sait, d’après la pesanteur spécifique de chaque corps.

668. Newton a trouvé que les puissances réfractives varient en général suivant le rapport des densités, mais que les corps, considérés sous ce point de vue, forment comme deux classes distinctes, l’une de ceux qu’il regarde comme fixes, tels que les pierres, l’autre de ceux qu’il appelle gras, sulfureux et onctueux, tels que les huiles, le succin, etc. Dans chaque classe, la puissance réfractive est, ainsi qu’on l’a dit, à peu près proportionnelle à la densité ; mais les corps de la seconde classe, à densité égale, ont une puissance réfractive beaucoup plus considérable que ceux de la première.

  1. Nous avons dit (note du N°. 657) que le carré de l’accroissement qui a lieu par rapport à la vîtesse verticale, lorsque la lumière passe d’un milieu dans un autre plus dense, est une quantité constante pour toutes les incidences du rayon, Or, l’accroissement que reçoit la vîtesse est l’effet de la force accélératrice, ou de la puissance réfractive, qui est aussi toujours la même dans un milieu donné, quelle que soit l’inclinaison du rayon incident. Maintenant si l’on suppose, comme dans le cas dont nous venons de parler, que l’incidence se fasse sous un angle infiniment petit, le carré de l’accroissement de vîtesse ne sera plus distingué du carré de cette vîtesse elle-même, c’est-à-dire, qu’il sera représenté par (gn)². Ainsi le résultat dont il s’agit ici est lié avec celui qui nous a servi à démontrer la loi de la réfraction.
Tome II.
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