Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/108

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lOO COMMENTAIRE.

de mon efprit. » (Œuvres. 1855, p. 48. Bibliorh. el^évir. ec Villon, dans le Petit testament (p. 18) :

Lors ie fenty dame Mémoire Refcondre & médire en fon aulmoire Ses efpcces collatérales.

lioiichet s’est rappelé la plaisante expression de Rabe- lais : « Ce ieune Médecin mettant cela en la gibbeciero de fa mémoire… » {Dixiefme feree. Ed. Lemerre, t. 11,

P-2I3)

L. 26 : DoEleur en gaie fclence. Ed. ant. à 1555 : , 1535’, 1537 et Dolct : DoEleur en Sorhoiie.

Page 56, 1. i : Comment Gargantua fcut infiitué… L’histoire de l’éducation de Gargantua qui commence ici est le morceau classique de l’ouvrage de Rabelais. Sa valeur ii’a été, en aucun temps, contestée par per- sonne. — En 1770, au moment où les archaïsmes de Rabelais et la crudité naïve de son langage efFarou- chaient une société corrompue, François de Neuf- chateau déclarait, dans une note de son Ep’nre à Madame la comtesse d’Alsace sur l’ifducacion de son fils (p. 53), que (( ces deux chapitres suffiroient seuls pour démontrer l’immense érudition et la philosophie de Rabelais. » — En 1773, dans sa seconde Lettre à M. de Voltaire j Clément disait : « Je ne crois pas qu’on ait rien dit de plus sensé sur l’éducation. » — Ces juge- ments toutefois n’avaient eu qu’assez peu de retentis- sement. Il en fut tout autrement de l’intéressante Etude sur les idées de Rabelais comparées aux pratiques et aux routines de son temps… insérée par Guizot, en 181 1, dans les Annales d’éducation (t. 11, p. 323). C’est seulement après certaines précautions oratoires que le jeune professeur ose avouer son opinion. « On ne m’en- tendra pas sans étonnement, dit-il, nommer d’abord Rabelais comme un de ceux qui ont le mieux pensé et le mieux parlé en fait d’éducation avant Locke et Rousseau. » Ce morceau a été confirmé par lui, avec