Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/109

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GARGAVTUA, T. I, V. 56.

plus d’autorité, à soixante-deux ans de distance, dans L’Histoire de France racontée à mes petits-enfants (t. m, p. 160). — Depuis le moment du reste où Guizot avait risqué sa première appréciation, d’éminents esprits étaient venus l’appuyer. Il faut citer au premier rang Sainte-Beuve, qui avait amplement développé ce thème dans deux longs articles du Constitutionnel consacrés à Rabelais, mais où il n’avait guère osé aborder notre grand satirique que par ce côté. — Récemment un Allemand, M. Arnstaedt, a consacré un assez gros volume à l’examen comparatif des doctrines de Rabe- lais, de Montaigne et de Rousseau sur l’éducation : François Rabelais. and sein traité d’éducation^ mit heson- àerer Beriicksichtigung der padagogischen Grunds’t^e Montaigne’ s, Locke’ s and Rousseau s. Cet ouvrage con- sciencieux et complet, qui fournit les documents né- cessaires à l’examen de la question et qui la résout en faveur de Rabelais, a offert à M. Albert de Réville l’occasion d’écrire un intéressant article inséré dans la Revue des Deux Mondes du 15 octobre 1872. — Dans le huitième chapitre d’une thèse soutenue en 1876 par M. A. Benoist, et qui a pour titre : Qtiid de puerorum institutione senserit Erasmus, les opinions d’Erasme sur l’éducation sont comparées à celles de Montaigne et de Rabelais. — Enfin, en 1877, dans un Rapport officiel fait à l’Académie des sciences morales, relativement à un concours pour le prix Bordin, sur VHistoire criti-que des doctrines de l’éducation en France (p. 3), M. Gréard, tout en reconnaissant la différence, ab- solue en quelques points, des idées pédagogiques de Rabelais et de Montaigne, constate que « ce qu’au fond ils attaquent avec une égale hardiesse, c’est ce que Rabelais appelle les brouillamenta Scoti, Montaigne la science livresque, c’est-à-dire ce pédantisme du moyen âge qui enfermait l’enfant dans des « geôles. » Les chapitres relatifs à l’éducation de Gargantua doi- vent être rapprochés de la lettre célèbre, réimprimée dans tous les cours de littérature, où Gargantua trace