Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/118

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IIO COMMENTAIRE,

Page 68, 1. 7 : Eau henifte de caue. Périphrase plai- sante pour désigner du vin.

L. 9 : Touchant dauant foy troys vedeaulx à rouge museau. « Bedeaux, pedelli. que Rabelais traite de vedeaux à la gasconne, par allusion de bedeau à vedeau fait de vitellus. » (Le Duchat.) Le mot toucher complète l’équivoque en nous montrant Janotusqui chasse devant lui son troupeau a la façon des toucheurs de bestiaux.

L. II : Maiflres inertes. « Maîtres ès-arts. » Par allu sion du latin magifiri inertes avec magifiri in artibus. nom qu’ils se donnaient eux-mêmes, et que quelques- uns, par un de ces solécismes qui leur étaient si fami- liers, transformaient peut-être en in artes.

Page 69, 1. 4 : Ruftrement. Edit. ant. à 1535, 1535, I5’37 et Dolet : Theologalenient.

L. 9 et 12 : Sophijie. Edit. ant. à i5’35, 1535’, 1537 et Dolet : Théologien.

L. 13 : Et commença ai’ ? fi que s’enfuit en touffant. Le Père Ange agit à peu près de même dans les Aven- tures du baron de Fanejîe : « Après les croix, les révé- rences & le plonge, ayant fait branler la pointe du capuchon & celle de la barbe, touflît en E-la^ mit le haut moût devotieufement, & craché trois fois, il com- mença d’une voix haute. » (Collection Lemerre^ liv. IV, ch. VIII, p. 591)

Page 70, L i : La harangue de maijîre lanotus de Bragmardo. Ce ridicule orateur a eu bien vite une ré- putation proverbiale. Du Fail voulant parler d’un discoureur impertinent s’écrie : « lanotus de Bragmardo eut plus de grâce. » (t. i, p. 197)

L. 4 : Ehen Jxen ^ hen, Mna dies… Et vohis Mejfieurs. En notant sa toux dans sa harangue, Janotus ne fait que se conformer à un usage adopté : « Pour ce qui est de la toux, il s’est trouve autrefois des prédi- cateurs assez extravagants pour l’affecter comme une chose qui donnoit de la grâce ou de la gravité à leurs discours ; témoin cet Olivier Maillard qui, en un sie sermon fait à Bruges l’an 1500, marquoit les endroits