Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/297

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QUART LIVRE, T. II, P. 39O-393. 289

Page 390, 1. 32 : Sagettes des Scythes. Ce dernier récit est traduit d’Hérodote, liv. iv, c. 1 31-132.

Page 392, 1. dernière : Nicanier. Voyez son Ophia- que ou Traité des serpents.

Page 393, 1. i : L’ijle Farouche y manoir antique des Andouilles. Les commentateurs se sont donné beaucoup de mal pour expliquer historiquement ce chapitre et ceux qui le suivent. Les lecteurs qui seront curieux de parcourir toutes ces explications fort précises en ap- parence, mais entièrement contradictoires, les trou- veront dans l’édition d’Eloi Johanneau. Quant à nous, nous nous contenterons de faire remarquer qu’un peu plus loin, p. 404-40), Rabelais s’exprime de la sorte : « Les Souifles peuple maintenant hardy & belliqueux, que fçauons nous fi iadis eitoient SaulcilTes ? ie n’en vouldroys pas mettre le doigt on feu. » Ce que Joa- chim du Bellay (Les Regrets^ sonnet 127, t. 11, p. 230) a rappelé en ces termes :

Voila les compagnons & correfleurs des Rois Que le bon Rabelais a furnommez Saulciffes.

Plus loin encore, p. 414, Rabelais a dit : « trancha le Cervelat en deux pièces. Vi’ay Dieu, qu’il eftoit gras. Il me foubuint du gros Taureau de Berne qui feut à Marignan tué à la desfaifte des Souifles. «  On pourrait ne voir dans le premier passage qu’un mauvais jeu de mots de fouiffe à faiicijfe ; mais ce n’est pas seulement pour amener une pareille équi- voque qu’il a rapproché les Suisses des saucisses, puisqu’il les compare aussi aux cervelas. Si les sau- cisses et les cervelas sont les Suisses, c’est-à-dire des hérétiques adversaires du carême et par conséquent de Quarefmeprenant, les andouilles peuvent bien dé- signer aussi, soit le même peuple, soit les autres na- tions protestantes ; mais il faut se garder de voir là des allégories suivies, constantes. A chaque instant Rabelais les interrompt, tant par fantaisie que par IV. 19