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74 COMMENTAIRE.

au chapitre vil, qu’Aristote seul admet la naissance au onzième mois, rejetée par tous les autres.

L. 19 : AriftoteleSj libr. vij. cap. il). Cr ai), de nat. anlmulium. Ces deux chapitres sont consacrés à l’ac- couchement. Dans le iv* Aristote dit : « L’accouche- ment a lieu au septième, au huitième et au neuvième mois ; la plupart du temps le dixième, quelquefois même le onzième, se trouve entamé. »

L. 22 : Ce mètre de Virgile : Ma.tri longu decenij £ ? ’< : .

Matri longa deccm tulerunt fastidia mcnses. (Eglog., IV, 61)

a Dix mois apportèrent il ta mère de longs ennuis. »

L. 23 : Et mille autres fol^. Parmi eux se trouve Hérodote qu’Henri Estienne cherche à excuser en constatant que son erreur a été partagée par l’Anti- quité tout entière ; a Nature ne laifTe auiourd’huy le fruict au ventre de la femme plus de neuf mois : & pourtant Hérodote doit cftrc renuoyé bien loin avec fes dix mois. Voila qui ne coufte gucrcs à dire à ceux qui tiennent ccfl : auteur pour menfonger, adioul^ansfoy au bruit commun : mais voyons à combien d’autres auteurs ils s’attachent quant à ce meimc point. Si Hérodote ne doit point eftre ouy quant à ce terme de dix mois, auffi ne le doiuent cftre, ni Hippocrat, ni Galien, ni Plutarque, ni Pline, ni plufieurs iurifcon- fultes : ni vne grand part des poètes, i\ : entr’autres, Theocrite, Cécile, Virgile, Properce. » (Difcoiirs pré- liminaire de V Apologie pour Hérodote j édit. de Le Duchat, t. i, p. xx). Montaigne n’a pas hésité à corroborer de son témoignage l’opinion des Anciens : « Moy ie fecours par l’exemple de moy-mefme, ceux d’entre eux, qui maintiennent la grofTefle d’onze mois. » (t. II, p. 315)

L. 24 : ff. de fuis & legit. l. Inreftato. ^/i. Loi 3, § 12, livre XXX, titre 8, au Digeste.

L. 26 : Tn autent. de rcflitiit. Novelle XXXIX.