Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/88

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8o COMMENTAIRE.

L. 2 : Si ie montois aujfi bien comme l’aiealle^ ie feujfe ■piec’a hault en Vaer. Rabelais répète à peu près litté- ralement le même propos dans son Pantagruel (1. ii, p. 283) : fi ie montaffe aujjl bien comme ie aualle^ ie feuffe défia audeffus la fphere de la lune^ auecques Empedo- cles. Allusion au double sens du mot avaler^ qui, outre la signification qu’il a conservée, avait alors celle de descendre.

L. 3 : Ainfi fe feift lacjucs cueur riche. C’est le commencement d’une sorte de quatrain ainsi imprimé dans les éditions modernes :

Ainfi fe feill Jacques cueur riche. Ainfi profitent boj^s en friche. Ainli conquerta Bacchus l’Inde. Ainfi philofophie Melindc.

Le dernier vers, assez obscur, semble signifier que les Portugais employèrent philosophiquement le vin au lieu des armes pour faire la conquête de Melinde.

L. 10 : Hume Guillot^ encores y en a il vn pot. Édit. ant. à 1535 ; et 1535 : on pot, ce qui signifie « au pot, » et vaut peut-être mieux. Burgaud des Marets fait re- marquer qu’on dit encore aux entants :

Renifle, Pierrot,

Y a du beurre au pot.

L. 1 1 : Appelant de foif, comme d’abus.

le iuray que dorenaduant le n’y ferois plus appellant Qu’aux cabaretz les plus notables, La foif, ma partie, intimant Dcuant les beuueurs, mes femblables.

(Jean Le Houx, p. io.j)

L. 1 1 : Relieue mon appel en forme. Terme de pratique.

L. 18 : Les paffereaux ne mangent fi non que on leurs

tappe les queues. le ne boy fi non qu^on me flatte. C’est lA