Page:Racan Tome I.djvu/232

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Ne sont qu’autant de monumens

Où leur gloire est ensevelie.

Ces héros jadis vénérables
Par les siecles nous sont ravis ;
Les Dieux mesmes qu’ils ont servis
N’ont plus de noms que dans nos fables ;
Ny les temples ny les autels
Ne sont point honneurs immortels ;
À peine en voit-on les images.
Quoy qu’espére la vanité,
Il n’est point d’autre éternité
Que de vivre dans tes ouvrages.

Par eux seuls la rigueur des Parques
Se rend sensible à la pitié ;
Par eux seuls de nostre amitié
Se gravent à jamais les marques ;
Et dans les siecles à venir,
Où la mort mesme doit finir,
Nostre memoire, reverée
Par tout où le soleil luira,
À l’univers égalera
Son étenduë et sa durée.


À M. DE BALZAC.
Ode.

Doctes nymphes par qui nos vies1
Bravent les ans et le trespas,
Seules beautez dont les appas
Ont mes passions asservies,


1. Le Mercure de septembre 1724 reprend Coustelier d’avoir séparé par des pièces intermédiaires ces deux odes à Balzac,