Page:Radcliffe Chastenay - Les Mysteres d Udolphe T1.djvu/126

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ture, Saint-Aubert regarda pour en savoir la cause ; il vit à quelque distance une figure qui traversoit l’avenue ; il faisoit trop noir pour en distinguer davantage, et Saint-Aubert ordonna d’avancer.

— Ceci me paroît un étrange lieu, reprit Michel, je ne vois point de maisons, et nous ferions mieux de retourner.

— Allez un peu plus loin, dit Saint-Aubert ; et si nous ne voyons pas de bâtimens, nous reprendrons le grand chemin.

Michel avança, mais avec répugnance, et l’excessive lenteur de sa marche ramena Saint-Aubert à la portière ; il vit encore la même figure. Cette fois, il tressaillit ; probablement l’obscurité le rendoit plus prompt à s’alarmer qu’il ne l’étoit pour l’ordinaire ; mais quoi que ce pût être, il arrêta Michel, et lui dit d’appeler l’individu qui traversoit ainsi l’avenue.

— Avec votre permission, dit Michel, ce peut bien être un voleur. — Je ne le permets sûrement pas, reprit Saint-Aubert, qui ne put s’empêcher de sourire à cette phrase ; allons, retournons à la route, car je ne vois aucune apparence de trouver ici ce que nous cherchons.

Michel tourna avec vivacité, et repassa