Page:Rambosson - Histoire des Météores, 1883.djvu/247

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que des nuages, il semblait y avoir solution de continuité. — J’aurais bien désiré d’être à même d’observer ce phénomène dans tous ses détails, mais il était trop éloigné de nous pour cela, et je n’ai pas eu d’occasion plus favorable.

Après avoir décrit quelques trombes, observées pendant son deuxième voyage dans l’atmosphère austral, Cook s’exprime ainsi : … « Quelques-unes de ces trombes semblaient par intervalles être stationnaires ; d’autres fois elles paraissaient avoir un mouvement de progression vif mais inégal, et toujours en ligne courbe, tantôt d’un côté, tantôt d’un autre ; de sorte que nous remarquâmes une ou deux fois qu’elles se croisaient. D’après le mouvement d’ascension de l’oiseau (un oiseau qui avait été emprisonné par la trombe), et plusieurs autres circonstances, il est clair que des tourbillons produisaient ces trombes, que l’eau y était portée avec violence vers le haut, et qu’elle ne descendait pas des nuages, ainsi qu’on l’a prétendu dans la suite. Elle se manifeste d’abord par la violente agitation et l’élévation de l’eau : un instant après vous voyez une colonne ronde qui se détache des nuages placés au-dessus, et qui, en apparence, descend jusqu’à ce qu’elle se rejoigne à l’eau agitée. Je dis en apparence, parce que je crois que cette descente, n’est pas réelle, mais que l’eau agitée qui est au-dessus a déjà formé le tube, et qu’il est, en s’élevant, trop petit et trop mince pour être d’abord aperçu. Quand ce tube est formé ou qu’il devient visible, son diamètre apparent augmente ; et il prend assez de grandeur ; il diminue ensuite, et enfin il se brise ou devient invisible