Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/11

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les industries qui pouvaient être immédiatement utiles à ce commerce ; par exemple dans ces pays éloignés de toute communication et de toutes ressources artificielles, les objets de première nécessité étaient les armes pour se défendre et les outils avec lesquels on put utiliser les ressources naturelles du pays ; le moindre accident en ces matières était une affaire grave, car il était difficile de remplacer les ustensiles perdus ; aussi partout dans ces colonies, les premiers artisans qui s’établissent sont-ils les ouvriers en fer, armuriers, taillandiers, forgerons.

La chasse et la pêche fournissaient au moins autant que la culture, à la subsistance de la petite population ; et quand les traiteurs de pelleteries arrivaient chaque année du Canada avec leur convois de canots chargés de marchandises d’Europe, on les payait avec les pelleteries, ou en se mettant à leur service pour le commerce avec les sauvages, ou enfin au moyen des denrées que le pays pouvait fournir au dessus de sa consommation. Lamothe-Cadillac prélevait des droits assez considérables sur ces marchandises importées, il exigeait en outre un droit de licence des habitants du lieu qui voulaient commercer pour leur compte, enfin il faisait lui-même le commerce des fourru-