Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/10

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taries qui coulaient autour du nouvel établissement, il y en avait une ou est aujourd’huy le petit ruisseau que coupe le chemin de fer central Michigan à peu de distance de la gare, il s’appelait le ruisseau aux Hurons, il séparait les terrains des Français d’un village de Hurons établis de l’autre bord, puis il tirait vers le nord en passant derrière le fort ; il est à remarquer que les Français dans les premiers temps ne s’étendirent point de ce côté du Détroit, leurs établissements et leurs cultures se firent tous alors en remontant le Détroit vers la Grosse Pointe ; il y avait encore dans cette direction, a deux mille environ du fort, la Rivière à Parent ; qui est aujourd’huy le faible ruisseau appellé Bloody River. J’ai tiré ces détails de vieux plans existant aux archives en France.

Les concessions d’emplacements dans le fort, et des terres à cultiver se faisaient à rente comme au Canada, les emplacements se payaient 2 sols de rente par pied de front, et les terres 50 sols de rente par arpent de front sur 20 arpents de profondeur. Presque tous les soldats mariés prirent de suite des terres, et ceux qui n’avaient pas leur famille avec eux la firent venir du Canada ; mais la plupart des émigrants civils venus du Canada dans les premiers temps, se proposaient surtout la traite des fourrures, ou