Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/18

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même ou nous disposons de ressources de toute espèce, bateaux à vapeur, capitaux immenses, outillage puissant, aujourd’hui que nous nous appuyons sur une société nombreuse et riche sur ce continent même ; s’il s’agissait d’aller fonder une colonie dans l’intérieur à 200 lieues de tous endroit habité, on regarderait cela comme une opération difficile et audacieuse. Qu’était-ce donc alors ?

On a fait un héros de Daniel Boone le pionnier du Kentucky ; mais ses travaux n’était qu’une plaisanterie à côté de ceux de Cadillac, il agissait à 2 ou 3 jours de marche de la Virginie, lequel pays à son époque possédait vingt fois la population et les ressources du Canada de 1700.

L’entreprise des Mormons allant fonder leur colonie au milieu du désert, a été regardée comme une entreprise de désespérés — cependant ce n’était rien, auprès de la fondation du Détroit — ils étaient cent fois plus nombreux et beaucoup mieux fournis de tout ; et tandis que Cadillac ne pouvait demander de secours que dans un pays presque aussi faible et aussi dénué qu’il l’était lui même, ils avaient derrière eux, un pays riche, puissant, abondant en ressources, et capable d’écraser les tribus indiennes. D’ailleurs ce qui survint après la chute de Cadillac fut la meilleure démonstra-