Page:Rameau - Notes historiques sur la colonie canadienne de Detroit, 1861.djvu/36

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che sur la rivière aux Canards et à droite sur la Belle-Rivière, ils commençaient dis-je, à former eux-même des colonies de l’embouchure de la Trenche, à l’entrée du Lac Érié à Malden.

Nous les louerons certes de ce sage esprit d’extension et d’entreprise, qui leur assurait, à eux et à leurs descendants une large part dans la possession du pays, et cependant il faut encore regretter qu’ils n’aient pas poussé plus loin leur hardiesse et leur occupation du territoire. Rien n’eut été plus facile alors à chaque père de famille que de s’assurer plusieurs milliers d’acres de terre, pris en différents lots, pour établir chacun de ses enfants, qui eux-même auraient pu s’assurer de nouvelles terres en bois debout pour les partager entre leurs enfants après eux. De la sorte chacune de vos familles aujourd’huy, au lieu d’être restreinte sur des fermes de 100, et 200 acres, parfois même sur de simples lots de 40 acres, chacune de vos familles aurait de larges possessions de 1000 à 2000 acres.

Le résultat de cet état de choses vous aurait été doublement favorable : d’une part vous auriez tous une aisance plus grande, et un avenir plus facile assuré pour plusieurs générations après vous. D’autre part en attribuant ainsi à chaque famille une part beaucoup plus large