Page:Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 1.djvu/445

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NOTES.

aimeroit mieux retrouver Mercure dans Bouddha, non comme neuvième avatar ou incarnation, mais comme présidant à la planète Bouddha, qui est la même que Mercure, &c. Voyez Craufurd’s Sketches chiefly relating to the religion, manners, learning, of the Hindoos, tome I.er, pag. 201-202, 2.e édit.

(152) Ce nom vient d’ἑϰας, qui lance au loin ses rayons. Hécate, Diane, la lune et Proserpine, sont un seul et même personnage. Quant à la Diane Taurique, elle tiroit son nom de la Tauride même, où elle avoit un temple révéré, et où on lui sacrifioit tous les étrangers que leur malheureux destin poussoit sur cette plage inhospitalière. On la nommoit aussi Ταυροπολία [Tauropole], propriétaire de taureaux, parce que cette espèce de bestiaux étoit très-abondante dans la Tauride. Voyez Lilio Gyraldi, Historiœ Deorum syntagma duodecimum, p. 357, 358, 369, 372, 546, &c.

(153) Câlî, mot dérivé de Câla [le temps]. C’est le nom de Bhavânî dans sa qualité destructive. On offroit à cette déesse, en cette qualité et sous cette image, des sacrifices humains, pour écarter les malheurs dont on étoit menacé. Voyez Notes to the Heetopadcs of Veeshnoo-Sarma, &c. p. 325 et 326.

(154) Au risque de faire une digression un peu étrangère à cette dissertation, je ne puis m’empêcher d’observer combien les trois mots sanskrits rapportés ici par M. Jones ont de rapport avec les anciens mots persans conservés dans le persan moderne. Néra est bien certainement le même mot que ner [texte arabe] qui, en persan moderne, signifie mâle, et sert à distinguer les animaux mâles de ceux du sexe féminin, après le nom desquels on ajoute le mot [texte arabe] mâdéh, femelle. Go est évidemment le même mot que [texte arabe], taureau, vache, en persan moderne. Asoua répond aussi à séoùâr [texte arabe], ou açoùâr [texte arabe] cheval, cavalier. Mêdha dérive certainement de la même racine que le mot mât [texte arabe] qui, dans presque toutes les langues de l’Asie, et même en malai, signifie tuer, faire mourir. Je n’indique ces rapprochemens que pour prouver combien il y a de ressemblance entre les langues sanskrite et persane, et pour rassembler quelques preuves à l’appui d’une conjecture que j’avois formée long-temps avant de connoître la trop courte mais excellente dissertation