Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/117

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traits communs au sol et a l’homme

lentes poussées qui se faisaient du versant européen au versant asiatique, grâce aux légendes, aux rumeurs lointaines, aux échanges, aux migrations et retours, aux déplacements de toute nature, les communications se faisaient quand même, quoiqu’en toute inconscience des participants, entre les riverains de l’Atlantique et les insulaires des mers chinoises.

De même, au sud du Royaume Fleuri, les régions péninsulaires du sud-est de l’Asie, si bien nommées « Indo-Chine » par Malte-Brun, ont reçu leur culture à la fois du nord et de l’ouest ; immigrants, langages, mœurs s’y sont croisés de mille manières en faisant naître des civilisations spéciales ; et en outre, la navigation des Malais et des Arabes entretint constamment dans les ports la vague notion du monde occidental : de proche en proche, les peuples participaient sans le savoir aux émotions communes.


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