Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/349

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huns, alains et goths

plus sollicités par la fascination de ses richesses et cherchant constamment à y pénétrer, en mercenaires, en alliés ou en dévastateurs, devaient, par l’effet de cette hantise même, déplacer fréquemment leur centre d’attaque et, tantôt s’avançant, tantôt rejetés en arrière, se maintenaient en mouvement de migration le long du Danube, des Carpates et des Alpes.

N° 267. Europe de 450 à 475.
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On a indiqué ici la vigoureuse attaque des Huns sur la Gaule dans laquelle, d’après A. Lefèvre, ils pénétrèrent à la fois par le nord et par l’est, la réunion des deux bandes, leur crochet sur Orléans et la fin de la plupart d'entr’eux près de Troyes, puis, en 452, leur incursion en Italie et enfin leur ralliement vers l’Est.

Le royaume des Visigoths se complète vers le plateau central ; les Vandales visitent Rome ; les Saxons commencent l’invasion de la Grande-Bretagne ; les Ostrogoths traversent le Danube ; les Vendes et les Longobards se rapprochent du midi.

Une bande étroite de grisé limite le territoire, supposé indivis, des Suèves, Cantabres et Basques, un autre grisé celui des Burgondes, un grisé général recouvre l’empire Romain.


Les Ostrogoths, plus solidement campés, au milieu de peuples trop faibles pour s’affranchir, constituaient un État demi-civilisé, qui, vers le milieu du IVe siècle, égalait presque celui