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royaume d’arménie

bal, le plus grand homme de guerre des temps anciens : il avait voulu opposer en cet endroit un obstacle infranchissable aux Romains détestés. Ensuite, lorsque les grandes luttes entre Rome et les Parthes eurent fait de la Mésopotamie le champ de bataille par excellence, le centre de gravité de l’Asie antérieure se porta vers les chemins du Tigre et de l’Euphrate, et la Tigranocerte arménienne — l’Amid moderne, pense-t-on généralement — s’érigea sur un des avant-monts qui commandent les plaines fluviales.

N° 279. Capitales du Haïasdan.
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En outre des villes citées dans le texte, sont marquées ici : Etchmiadsin, centre religieux des Arméniens, Tiflis, capitale administrative de la Transcaucasie russe, Tabriz, importante ville persane, et Maragha, qui, à l’époque arabe, fut un centre intellectuel de premier ordre.

L’Ararat est la montagne de 5157 m. sur la rive droite de l’Araxe.


Les fortes cités de Nisib, à l’est, et d’Édesse, à l’ouest, disposant d’avantages stratégiques analogues, succédèrent à Tigranocerte comme les capitales de l’Arménie jusqu’à l’époque où les Haïkanes, refoulés vers le nord, furent obligés d’installer de nouveau leur ville principale dans le bassin qui leur avait servi de berceau.