Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/438

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l’homme et la terre. — seconde rome

qui s’étaient avancées du Nord jusque dans la vallée du bas Danube. Les Serbes avaient, eux aussi, entendu parler des doux pays du Midi, de leurs récoltes abondantes, de leurs fruits savoureux, des richesses des villes, et tout naturellement ils cherchaient à en disputer la possession aux conquérants de langue avare. Divisés d’ailleurs en bandes indépendantes les unes des autres et trop faibles isolément pour tenter la conquête de l’empire à leur profit particulier, ils étaient assez forts pour défendre énergiquement les territoires dont on leur faisait la concession définitive, à condition d’agir de concert avec l’empereur. Devenues les alliées et les protectrices de l’empire, les tribus slaves se targuèrent bientôt de l’importance de leur rôle dans la civilisation de la contrée, et se trouvèrent ainsi favorablement disposées à adopter la religion chrétienne que l’on professait autour d’elles. Ainsi les Serbes devinrent Grecs.


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