Page:Reclus - L'Homme et la Terre, tome III, Librairie universelle, 1905.djvu/67

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civilisateurs occidentaux

auraient continué leur route dans la direction de l’Orient, au pays qui, d’après eux, fut appelé Bactriane, puis, par petits groupes, franchi les Pamir pour redescendre dans la Kachgarie actuelle, autre bassin des « Cinq fleuves », et gagner peu à peu la porte de la Chine, désignée maintenant par le nom de Kansu. La nature du climat, plus humide à cette époque, facilitait le mouvement de migration. Quant au nom du chef ou Nakhonte sous lequel se serait accompli l’exode, il se présente en chinois sous la forme de Naï-Khun-te ou Naï-hoang-ti. La tradition relative à Shen-nung s’expliquerait par une réminiscence du prince potamien, Chargina, ou Sargon l’ancien. Quarante-deux siècles, calcule le bibliothécaire du British Muséum, se seraient écoulés depuis que le peuple de la Mésopotamie occidentale aurait pénétré dans le bassin plus vaste et non moins fertile de la Potamie chinoise.

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D’après une photographie de M. A. Ular.

forgerons chinois

Certes, on ne peut s’empêcher de questionner l’exactitude des dates, le sens absolu des mots transmis, ni de mettre en doute certains des détails énumérés par centaines et qui corroborent la thèse de l’auteur : au point de vue de la précision historique, Terrien de la Cou-