Page:Reclus - L’Homme et la Terre, tome 1, Librairie Universelle, 1905.djvu/548

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l’homme et la terre. — potamie

lesquelles la nation changea de langue et se succédèrent sur le même trône les dynasties de familles ennemies, le libellé primitif des annales
la pierre de tak-kersa
Découverte à une journée de marche de Ninive
serait devenu complètement incompréhensible si les rédacteurs attachés au service des bibliothèques n’avaient pris soin d’en faire la traduction dans les formes sémitiques modernes, tout en y maintenant çà et là des archaïsmes au caractère religieux. Cependant les documents non traduits ajoutés à ceux dans lesquels les prêtres, visant à l’exercice mystérieux de leur pouvoir, cherchaient à s’exprimer en un langage ignoré du vulgaire, constituaient de tels amas dans les palais des souverains qu’ils menaçaient de les encombrer. Il fallut créer tout un arsenal de grammaires, de lexiques, de tableaux pour le déchiffrement des écritures antiques : cette nature d’ouvrages explicatifs constitue la moitié de la littérature assyrienne.

La statistique du cadastre, les rapports détaillés sur l’étendue et sur le rendement des terres cultivées, les états annuels du bétail et autres éléments de l’impôt cons-