Page:Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome1.djvu/7

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prospectus-spécimen.

ligne par ligne, afin de faciliter les recherches et les vérifications de textes pour les ouvrages qui citent la première édition. Seulement, comme le temps et les découvertes de la critique ont amené des modifications et des améliorations dont il faut tenir compte, deux volumes supplémentaires seront consacrés aux pièces nouvelles, aux notes et aux commentaires. »

« M. Palmé a le droit de reproduire ou de placer les neuf volumes ajoutés par l’Académie et ceux que la docte compagnie publiera successivement. »

« Le texte sera imprimé en caractères de choix ; le papier sera de qualité supérieure. En un mot, ces in-folios seront dignes de la renommée historique et savante de la collection bénédictine. Chaque volume ne coûtera que cinquante francs : ce qui portera à 1,100 francs le prix total des vingt-deux volumes qu’on ne peut pas se procurer aujourd’hui à moins de 3,600 francs. »

« Aucune publication ne saurait rendre de plus éminents services à la vraie connaissance des annales de notre patrie que celle des Historiens de la France. Il suffit de nommer le recueil des Bénédictins pour rappeler tout ce que le savoir, la conscience, le zèle peuvent offrir de plus complet et de plus sûr. »

« C’est un précieux honneur pour M. Palmé d’avoir vu couronnées de succès les démarches qu’il a faites auprès de l’Académie des Inscriptions pour être autorisé à reproduire les volumes appartenant à cette illustre compagnie. Nous y voyons avec plaisir la récompense des sacrifices intelligents et hardis qu’il s’est imposés pour la réimpression de la splendide collection des Bollandistes et pour celle de l’Histoire littéraire de France, sous la direction de M. Paulin Pâris. Quand on pense qu’en si peu de mois vingt-deux volumes in-folio, du premier de ces ouvrages, et six volumes grand in-quarto du second ont pu être achevés avec une perfection rare, on admire l’activité et l’énergie de l’éditeur et des savants qui président à ces remarquables travaux. »

« Ajoutons que l’on sait gré aussi à notre temps, si futile et si léger cependant, et qui réserve sa faveur à des entreprises aussi élevées et aussi considérables. Il est vrai que notre clergé, que nos familles chrétiennes, que notre aristocratie élégante et vraiment amie des lettres ont pris le premier rang parmi les protecteurs de ces belles réimpressions. »

« Le succès les a couronnées : c’était justice ; mais toute justice n’est pas toujours obtenue ici-bas ; et il faut remercier cordialement ceux qui la savent rendre, à notre époque surtout. »

« Cet éloge s’adresse particulièrement à nos amis ; ils ont déjà réservé une place d’honneur dans leurs bibliothèques aux Bollandistes et à l’Histoire littéraire, ils seront empressés et fiers d’en assurer une nouvelle aux Grands Historiens de France. C’est un acte de science, de patriotisme et de foi ; ils seront jaloux de l’accomplir, et nous sommes heureux de le leur demander. »


Henry de Riancey.



poitiers. — typographie de henri oudin.