Page:Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome17.djvu/43

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Mxviij DISQUISITIO DE’ORIGINE PARERIARUM FRANGI~E.

i -1- r- L’l De instructione principes lib. III, cap. 1. puissante qui résultait alors de la hiérarchie des fief*. Un historien Anglais, racontant ce qui s’étoit passé. l’an 1177 à la dernière conférence entre Louis-le-Jeune et le Roi d’Angleterre, met dans la bouche du monarque Français le ’discours suivant « II » serait difficile de calculer les pertes et les » dommages injuria» que vous m’avez »- causés depuis le commencement de votre » règne et même auparavant au mépris de la fidélité que vous me deviez et de » l’hommage qui vous lio.it à moi. Pour ne parler que des terres dont vous m’avez » dépouillé contre toute justice de quel drqit vous êtesrvous approprié et retenezvous sans pudeur l’Auvergne ? C’est une » injustice manifeste, et la plus grande que vous puissiez commettre contre la couronne de France. Je suis trop vieux au> jourd’hui pour revendiquer cette terre et tant d’autres par la force des armes. Je ne renonce pourtant pas à mes droits, qui sont imprescriptibles ; je réclame ici publiquement devant Dieu en présence » des Barons du royaume et de mes fidèles serviteurs, nommément l’Auvergne le Berri et Châteauroux, Gisors et le Vexin » normand suppliant le Roi des rois qui » m’a donné un héritier de lui accorder » les moyens de reconquérir les droits de la couronne qu’il ne m’a pas été donné » de réintégrer à cause de mes péchés. Je » recommande à Dieu une si bonne cause, et la remets dès à présent entre les mains » de mon fils et des Barons de la couronne. » On sait avec quelle persévérance et quel succès Philippe-Auguste avec le concours des Pairs de France et au moyen des confiscations, accomplit le vteu de son père. C’est ce qu’on verra dans la collection des monumens de son règne que nous entreprenons, et dont nous publions aujourd’hui le premier volume. ejus districtiùs ubi m daret occasio legum feodaliùm vit exereretur. Srçutdem Silvester GtraUhu Cambrcnw scriptor Anglicus agent da ultmo quod Rex Ludovicus habuit cumo 1177, ««m Anglitr Rege colloquio tic Franeorum Regem jura ma expettulantem inducit In multis miki Rex ab initio » regni vettri et anlè, tpretd fidelitatit et kominii reverentid sed ut de aliis » taceam super terris prœter jus et » cequum occuputis injurias ùrogastis ; s sed prœ cunctis injuriis illa de Alx> vernia major est et marUfestior> quam’ t citra jus omne contra coronam Fran» dœ tam impudenUr deiinere pnesu» mitis. Porrà viribus de ccetero et ar» mis ob cetatit ingruentiam hanc » terrmn vel alias recuperare non prœ» valeo. Querelce tamen et causas non » renuncio quinimo J coram Deo et .» Baronibus his regni nostris quoque <> fidelibus jura coronœ publiée pro• •» testor et hœc ejc nomine Alver"y> niam in yritnis Berri cum Castello» liadulfi Gisortitim cum Yigesino » Normannico supplicans Regi regum » qui mihi hœredem dédit, quatmuê qui » mihi y peccalis exigentibus jura co» ronœ revocare non dédit saltem ha ;» redi meo illud indulgent. Cautam ita9 que regni Deo et hœredi meo ac Baroni» bus coronas de calero commitio » Qud bellorum perseverantid quove terrarum fisco addictarum proventu patris sui votis obsecundaverit Philippus Augustus nemini haud incognitum. Id autem pleniùt elucescet ex collectione quam adornamus mmumentorum ad ejus historiam pertinentium cujus nunc primum volumen in lucem emittimut.