Page:Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome17.djvu/42

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ET DE INSilTUTIONE DUODECIM PARIUM. xxivij - Ibkl. t. XIII, p 149. Ibul. t. JC~’i p. 159 et ieq. ll«d. I. XVII, p. 306. Ibid. ,>. 763. Comtes Puirs il n’est fait mention que du Comte de Flandre ; celui de Champagne étoit à la Terre sainte celui de Toulouse n’y paroit pas du tout. Les Comtes de Toulouse, à raison de leur étoignement de la capitale, affectoient une espèce d’indépendance ; on .ne les trouve presque jamais dans les grandes assemblées de la nation ni dans les grandes expéditions militaires, ou toutes les forces du royaume étoient déployées* et qui demandoient célérité, lorsqu’il s’agissoit de repousser un péril imminent de la part d’une puissance étrangère. Ils eurent encore un grand tort, celui de faire hommage l’an 11 73 du comté de Toulouse au Roi d’Angleterre. Cette fausse démarche indisposa contre eux nonseulement le Roi Louis-le-Jeune, mais encore tous leurs vassaux et sujets, comme on le voit par les lettres énergiques qui furent écrites à ce monarque. Philippe-Auguste ne leur pardonna pas cette versatilité. C’est vraisemblablement ce qui attira à Raimond VI, comme (auteur vrai ou supposé des hérétiques Albigeois cette longue guerre qui faillit lui faire perdre pour toujours ses états. Son fils eut beau protester au concile de Montpellier de l’an 1224, de la sincérité de sa foi promettant d’exterminer ou de bannir tous les hérétiques qui seroient déclarés tels on ne l’écouta pas. Ce qui prouve que l’hommage prêté au Roi d’Angleterre avoit attiré à son père cette cruelle guerre, c’est ce qui se passa au concile de Bourges de l’an 1225, où il plaidoit conti-e Amauri de Montfort pour recouvrer l’héritage de ses pères on exigeoit qu’il subît le jugement des Pairs de France. Alors il s’écria, dit Mathieu Paris, en plein concile « Que le Roi veuille bien recevoir mon hom» mage, parce que, sans cela peut-être, on » ne voudroit pas me reconnoître pour Pair.*» » Et voilà pourquoi sa Pairie qui étoit auparavant la première, selon D. Vaissete sous le titre de duché de Narl>onne ne fut plus comptée que pour la troisième des Comtes lorsque ce Prince rentra dans la mouvance du Roi pour le comté de Toulouse. Les Ducs de Normandie et d’Aquitaine, Rois d’Angleterre n étoient guère plus soumis à la couronne de France, ni guère plus jaloux de remplir leurs obligations envers le Roi. Henri II fut presque toujours en guerre avec Louis-le-Jeune. Pour se débarrasser d’un vassal si incommode, ce fut un parti pris de saisir la première occasion de faire valoir contre eux l’arme la plus mter fttrar Comité* mmmnher Fhndrke Cerne» ; namqme Campamensi* Hmriaa peregrinus in Terra* sancUun (Aient Tohtani denique Comitis titilla fit mentio. Tolotaxi principe*, ab urbe principe vatdè rmnof* vit aliquando interdisse dicuntur tel generalibus regni comitii* tel iis m exercitibut militant qui ex omnibus regni viribus amfuiebantur cùm promptè amoliendum esset imminent regno pericuhtm. Prœterea graviter eos in Ile- p gem deliquiste constat dum anno 1173, Anglorum Regi hominio se obligarunt qud inamsideratâ agendi ratione et Regem ludovicum tibi reddiderunt infensum ,et vassaUorum à se animos abalienarunt prout videre est in indignantibus eorum literis ea de re ad P’ Regein Ludovicum datis. Philippus autem Augustus dubiam illorum fidem haud impuni Uim reliquit. Ortum inde advenus Raimundum VI tamquam verum aut fictum Albigensium lurreticonm fautorem atrox bellum quo tantùm è statu suo non est dejectus tir in dubium revocari potest. liaimundi v’ autan filius quamquam anno 1224 se in Monspeliensi concilio catholicè sapere profiteretur datis obsidibus de profligandis hœreticis sub ditione sua degenlibus incassùm laboravit. Porrô illum eas in angustias rédaction propter pnrstitum Angliœ Regi hominium inde liquet quèd cùm in concilio Bituricensi anno 1225, de paterna htereditate cum Amabrico de Monteforti disceptaret et peteret pars adversa ab eo inquit Matthteus Paris ut subiret judiaum dundecim Parium Calliœ respondit Raimundm « Reàjnat Rex hominium » meum et paratus sum subire quia forte » non haberent me pro Pari si seaïs s fieret. » Vnde etiam factum est ut Tolosani Comités qui priùs inter l’ares primi ratione Narbonensis ducalùs censebantur ut irnlt Yaissetus sextum tantùm obtinuerint locum y postquam se rursùs in Regi8 clientelam pro Tolosœ ccmitatudederunt. Qui Normannite et Aquitaniœ ducatibus poliebantur Angliœ Reges ii neque obsequentiore* erant Franciœ Regibus neque commodis eorum serviendi studiosissimi Henricu* enim Rex Angliœ cmtinuis penè bellis decertavit cum Rege Ludovico VU. Ad ablegandum igitur adeô molettum clienfem, expedire visum est ut in tum et successores