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XXXIV
PRÉFACE.

Toutes précieuses qu’elles sont, ces données ne paraissent pourtant pas s’appuyer sur des bases traditionnelles remontant à une époque où la Mricchakatikâ était encore jouée. Cependant il est probable, nous l’avons vu, qu’elles résument la plupart des gloses antérieures et, par conséquent, qu’elles ne reposent pas sur l’autorité d’un commentateur unique et tout à fait moderne. Aussi ai-je fait de cet important document un emploi fréquent, quoique raisonné. Je l’ai, du reste, appelé textuellement en témoignage dans mes notes toutes les fois que je l’ai cru nécessaire pour justifier mon interprétation ; je suis même parti de ce principe qu’il valait mieux en pareille circonstance montrer de la prodigalité que de l’avarice, et j’espère que les indianistes ne me sauront pas mauvais gré d’avoir saisi une occasion, unique peut-être, d’extraire tout ce qu’il contient d’intéressant comme variantes du texte édité, notes lexicographiques et grammaticales, renseignements sur les mœurs, l’art dramatique, etc.[1].

J’ai dit ce qu’est le Chariot de terre cuite, ce

  1. Un petit nombre des gloses du commentaire d’Oxford contiennent des passages corrompus ou d’une intelligence difficile ; je n’ai pas cru que ce fût une raison pour ne pas les reproduire, car il est toujours possible d’en tirer quelques éclaircissements utiles.