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MES SOUVENIRS

belles espérances et qui était d’une grande bravoure. Il ne croyait pas sa blessure aussi grave qu’elle était, car peu de moments avant sa mort, il me fit dire par Saint-Marsan qu’il espérait pouvoir retourner dans peu de jours à sa compagnie. » Le marquis d’Aix soutint valeureusement le combat avec la brigade d’Aoste.

Au moment où la victoire se déclarait pour les Piémontais arriva un aide de camp du ministre de la guerre annonçant la reddition de Peschiera. Un enthousiasme indescriptible transporta les troupes. Le cri de : Vive le roi ! courut dans tous les rangs. Le spectacle était superbe.

D’après les prisonniers, les Autrichiens avaient dix-huit mille hommes ; mais d’après les déserteurs italiens, ils étaient au moins trente mille. Les archiducs s’y trouvaient. Badetzki se retira à Vérone, brûlant encore un village sur sa route.

Le jeune duc de Gênes annonça en ces termes la prise de Peschiera.

Peschiera, le 31 mai 1848.

« Je vous écris deux mots de la maison du commandant de Peschiera, où je suis installé depuis peu. Ce matin, le drapeau d’Italie flottait sur la place et la garnison vient de défiler devant moi,