Page:René de Pont-Jest - Le N° 13 de la rue Marlot.djvu/261

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Quand la foule impatiente se fut casée ou à peu près, sa première émotion fut pour le paquet qu’un garçon de bureau vint déposer sur la table des pièces de conviction.

Ce paquet renfermait les vêtements de la victime et l’arme avec laquelle le vieillard avait été frappé. Il était ficelé et scellé, ne devant être ouvert que plus tard.

D’ailleurs, comme presque au même moment l’huissier annonça la Cour, le calme se fit soudain dans l’auditoire.

M. de Belval, le président, entra le premier, suivi de ses assesseurs ; puis vint M. l’avocat général Gérard, qui occupait dans cette affaire si importante le siège du ministère public. Mais tous les regards se tournèrent bientôt vers un nouveau personnage qui faisait modestement son entrée en se frayant un passage à travers la foule.

C’était Me Lachaud.

On savait depuis longtemps que le célèbre avocat s’était chargé de la défense de Mlle Rumigny, et cette nouvelle n’avait fait qu’exciter davantage la curiosité publique.

C’était pour les amateurs des débats criminels une double bonne fortune : assister aux péripéties d’un drame judiciaire et entendre l’illustre orateur.