Page:René de Pont-Jest - Le Serment d’Éva.djvu/315

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dain les sons de la cloche de l’église, qui annonçait la prière du soir, la firent tressaillir.

Alors, sans doute, à cet appel religieux, elle revint à la réalité et se rappela tout à la fois les craintes qu’elle avait eues pour sa vie et son serment, car, prenant sa poitrine à deux mains, comme pour y étouffer les murmures de son cœur, elle s’écria avec un horrible accent d’épouvante :

— Et si j’allais ne pas mourir !