Page:Renan - Histoire des origines du christianisme - 6 Eglise chretienne, Levy, 1879.djvu/47

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CHAPITRE III.

TOLÉRANCE RELATIVE D’ADRIEN. — PREMIERS APOLOGISTES.


Les temps étaient à la tolérance[1]. Les collèges, les associations pieuses se multipliaient de toutes parts[2]. En l’an 124[3], l’empereur reçut une lettre de Quintus Licinius Silvanus Granianus, proconsul d’Asie, écrite dans un sentiment tout à fait analogue à celui qui avait dicté à Pline sa belle lettre d’honnête homme. Les fonctionnaires romains sérieux répugnaient tous à une procédure qui admettait des crimes implicites, qu’on était censé avoir commis par

  1. Cf. I Tim., ii, 2.
  2. Mommsen, De collegiis apud Romanos, ch. iv et v. « Sed religionis causa coïre non prohibentur. » Digeste, XLVII, xxii, De coll. et corp.
  3. Waddington, Fastes des prov. asiat., p. 197-199. Comp. Cavedoni, Cenni cronologici interno alla data precisa delle principali apologie, etc. Modène, 1835; Borghesi, Œuvres, VIII, p. 464 et suiv.