Page:Renard - Huit jours a la campagne.djvu/22

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MAMAN PERRIER.

J’approuve votre conduite et votre modestie, monsieur, et je souhaite que Maurice vous ressemble.


GEORGES.

Madame, vous me faites rougir.


MADAME PERRIER.

Moi, je n’en reviens pas.


GEORGES.

Je n’en revenais pas non plus quand l’homme m’a remis la dépêche.


MADAME PERRIER.

L’homme ? Quel homme ? D’habitude, c’est une femme qui les porte, la vieille Honorine.


MAMAN PERRIER, toujours sur son escalier.

La vieille Honorine est malade.


MADAME PERRIER.

Ah ! Au moins, prenez un autre train que celui d’onze heures.


MAMAN PERRIER.

C’est le plus rapide.


MADAME PERRIER.

Mais il passe dans trois quarts d’heure. Où déjeunerez-vous ? Je n’ai plus le temps de préparer à déjeuner.


GEORGES.

Je déjeunerai en route, à quelque buffet.


MAMAN PERRIER.

À Laroche.


MADAME PERRIER.

Il n’y est pas, à Laroche.


MAMAN PERRIER.

Qu’il emporte de quoi manger. Un morceau de pain avec quelque chose. Il y a toujours dans le placard de la cuisine des œufs, du fromage.


MADAME PERRIER.

Va voir, Marie ; tu feras un petit paquet. Elle pousse Marie dans la maison.


GEORGES, à part.

Elles m’attendrissent. Il suffit de savoir les prendre.


MAMAN PERRIER.

De mon côté, je me sens assez de force dans mes vieilles