Page:Renard - Huit jours a la campagne.djvu/25

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MAMAN PERRIER.

Et votre valise, sur le banc.


GEORGES.

Merci, madame. Il tient les cerises d’une main, les fleurs de l’autre et, pour prendre la valise, il veut mettre le petit paquet à sa bouche. Oh ! le petit paquet sent bon comme les fleurs.


MARIE.

C’est peut-être le fromage, monsieur.


GEORGES.

Vous me diriez que c’est autre chose que je refuserais de vous croire, mais c’est très agréable après un bon repas… Voulez-vous me permettre, mademoiselle, au nom de ma vieille amitié pour votre frère, de vous embrasser ?


MAMAN PERRIER.

Pardi, si elle permet !


MARIE.

Comme vous voudrez, monsieur.


GEORGES.

J’y tiens énormément, mademoiselle. Il ne l’embrasse pas. Et maintenant, mesdames, après cette bonne causerie, il ne me reste plus qu’à vous exprimer ma vive gratitude, à vous remercier chaleureusement de votre inoubliable accueil.


MADAME PERRIER.

De rien, de rien.


GEORGES.

Si, si, au contraire, de beaucoup.


MAMAN PERRIER.

On fait ce qu’on peut.


GEORGES.

Je suis profondément touché. Transmettez, je vous prie, mes amitiés et mes félicitations sincères à Maurice ; dites-lui de ma part qu’il possède une famille modèle.


MAMAN PERRIER.

Nous n’y manquerons pas.


GEORGES.

Qu’elle m’a tout à fait conquis.


MADAME PERRIER.

Que va-t-il dire ? Il sera furieux.


MAMAN PERRIER.

Il n’avait qu’à être là.