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L’EXCELLENTE FARCE
DE BLOOMSTETTER


Le quatrième soir depuis que nous étions les hôtes de Wickenhead, et sitôt que Hoop eut disparu dans la bibliothèque, Bloomstetter cligna de l’œil vers la petite porte basse par où l’autre venait de s’éclipser.

— Dites ! Je vais lui faire une damnée farce, avec votre permission, Wickenhead !

Et ce fut joyeux, de voir Bloomstetter s’esclaffer, si rouge qu’il était, avec son court rond petit nez tellement comique et ses yeux, déjà imperceptibles, qu’il fermait encore sous l’influence de la gaieté — et de l’ivresse.

Wickenhead assura, d’un ton grave, qu’il permettait tout ce qu’il est possible de permettre, parce qu’il n’avait pas convié ses meilleurs amis à chasser la grouse, disait-il, pour les laisser, le soir venu, s’ennuyer à seulement boire et fumer.

— Cela n’est pas si folâtre, ici ! ajouta-t-il.

Sinistre, en effet, se trouvait être le hall du