Page:Renard - Le carnaval du mystère, 1929.djvu/39

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LA MERVEILLEUSE ÉNIGME


Voici les faits, dans leur mystérieuse simplicité. Quatre témoins peuvent en affirmer l’exactitude : Régis Maublanc, sa femme, ma sœur Suzy et moi.

J’atteste ici que nous jouissions de la pléni­tude de nos facultés. Le phénomène s’est produit à Paris, chez moi, dans mon cabinet de travail, à dix heures du soir. Nous venions de dîner, mais, je tiens à le faire remarquer, aucun excès de table ne pouvait troubler nos sens. Par ailleurs, nul d’entre nous n’avait montré ni surexcitation ni fatigue. Nous étions parfai­tement calmes, lucides. L’hypothèse d’une hallucination collective est inadmissible.

Nous causions avec tranquillité de choses tout à fait étrangères à ce que je vais raconter. Une lumière sans malice éclairait sincèrement la pièce, qui, je dois le dire, est assez confiden­tielle, retirée, bien close.

Comme chaque soir, et sans y attacher plus