Page:Revue de l'Orient, de l'Algérie et des colonies, Tome 3, 1848.djvu/296

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Abolition de l’esclavage

Dans les colonies françaises.

Des mesures à prendre pour l’émancipation.



Le ministère de la marine, s’occupant de réunir tous les matériaux relatifs à la question de l’abolition de l’esclavage dans nos colonies, a bien voulu s’adresser à la Société orientale, La Société a nommé une Commission qui, par l’organe de M. Ch. Lavollée, lui a présenté le rapport suivant, adopté dans la séance du 24 mars 1848. Cette commission était composée de MM.  Girou de Buzareingues, Bellet, d’Escayrac, Le Serrec, Destrès et Ch. Lavollée, rapporteur.


La question de l’émancipation des noirs dans les colonies françaises, si longtemps étudiée et débattue, vient de faire son dernier pas : la voici, enfin, arrivée à solution.

En proclamant par toute la France les trois principes de liberté, d’égalité, de fraternité dans leur application la plus large, le gouvernement nouveau ne pouvait oublier que l’esclavage habite encore quelques portions éloignées du territoire national ; que la voix de la République devait être portée immédiatement par-delà les mers pour y appeler toute une race d’hommes à la liberté.

Aussi, un des premiers actes du gouvernement provisoire a-t-il été de décréter l’abolition de l’esclavage.

Des difficultés financières et politiques avaient retardé jusqu’ici l’accomplissement de ce grand acte, de cette réparation sociale. Ces difficultés subsistent et s’offrent à nous, aussi graves que par le passé, avec cette différence toutefois que, sous la monarchie, la paresse

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