Page:Revue de l'art ancien et moderne, juillet 1906.djvu/322

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LES PEINTRES DES lires DE BOURGOGNE 265 Thierry, chargé, avec trois compagnons, (le décorer, en 1344, la chapelle du château de Montbard, et de maître Jean de Granson, un suisse probable- ment, occupé un millier de journées an même travail, avec deux autres compagnons. Ce sont de lions ouvriers, et rien de plus ; ils reçoivent, pour la durée de leur séjour, du blé, du vin, des oignons, des épices, de la moutarde, du fromage, dis poissons, delà chandelle, des draps de lit, des matelas et autres nécessités '. Sous les Valois, le nombre de ces auxiliaires PROCESSION nu PAPE GRÉGOIRE XI1. Fresque de L'église Saint-Lazare,à Autun. augmente et leurs noms sont connus. Beaumez a jusqu'à dix ouvriers, et bellechose en a sept- ; mais si l'on rencontre parmi eux des Bourguignons, Jean Gentil, Priault et Orriot de Dijon, Guillaume de Francheville, combien d'autres sont étrangers à la Bourgogne, et même à la France, comme Jean de Soissons, Jacques de Bar-sur-Aube, Girart de la Rochelle, Henry de Bàle, Kirart de Nivelles, Torquin de Gand ! D'ailleurs, à l'exception d'Arnoul Picornet, ce ne sont que des aides, dont le métier consiste à dorer, 1. Archives départementales delà Côte-d'Or, B. 5302. 2. Monnet, op. cit. t. I, p. 117, 133, 175 ; t. II, p. 105. LA REVUE DE LART. — X.\. 34