Page:Revue de l'art ancien et moderne, juillet 1906.djvu/332

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MARTEAU, DE LESEUR. CHODO WIEGKI. P1TSCH MANN 273 pas de piquant. Miger avait composé les vers suivants pour sa gravure : Tout concourut pour clic au bonheur do la vie; Des grands, même des rois, elle se vil l'amie, Mérita sa fortune en sachant l'ennoblir, El des lettres et des arts fil son plus grand plaisir. Mais dans la suite des mémoires vient une terrible contre-partie; on yliteneffetque: Celte dame, avec son esprit et sa fortune, était un véritable tyran et prétendait dominer les gens de lettres et les artistes ; elle s'en croyait le droit, grâce aux bons dîners qu'elle leur donnait et aux cadeaux qu'elle leur faisait, cadeaux qui consistaient presque toujours en quelques pièces de velours noir. Cette particularité m'a fourni l'idée de ce petit dialogue : . L'ÉTRANGER. Qui la rendit célèbre aux yeux de bien des gens ? Était-ce son esprit? Étaient-ce ses talents ? LE FRANÇAIS. Non, s'il vous plaît. L'ÉTRANGER. Quoi donc ? LE FRANÇAIS. Elle avait la marotte De donner aux savants habit, veste et culotte. Miger est sévère pour « la reine de la rue Saint-Honoré»; on n'en doit pas moins lui savoir gré de nous avoir conservé, d'après l'artiste si peu et si mal connu que fut Louis Marteau, les traits de la « chère maman » du roi, à son déclin. Et ceci nous rappelle que c'est à un autre peintre polonais, Kucharski, que l'on doit ceux d'une vraie reine à la veille de sa fin tra- gique. Plus connu fut le miniaturiste de la cour, car la cour de Pologne, comme celles d'Angleterre, de France et d'Autriche, eut son Cosway, son Isabey, son Fûger. Il se nommait Vincent de Leseur. Français d'origine, mais Polonais de naissance, il était né à Varsovie en 1745. Page, puis chambellan du roi, anobli à la diète de 1781, marié à une Polonaise, Praxède Szarejko, il LA REVUE DE L'ART. — XX. 35