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syllabe dour « eau » variée en tour, tor, tur, se retrouve dans un grand nombre de noms de cours d’eau. La Doive et la Loire auraient une élymologie identique. Quant à la Garonne et au Rhône, ils viendraient d’un mot « ibère », variant de drone à grosne et signifiant également à eau, cours d'eau ».

Je n’indique que ces résultats, en faisant les plus expresses réserves. La question est délicate et demande à être minutieusement discutée.

J. V.

Études sur les idiomes pyrénéens de la région française, par A. Luchaire, professeur à la Faculté des lettres de Bordeaux. Paris, Maisonneuve et Cie, 1879, in-8° de xij-373 pp. et 1 carte.

J’ai entendu reprocher à ce livre, par des Bayonnais compétents, des inexactitudes dans les spécimens de patois qu’il renferme ; par exemple, aux pp. 268-269, dans la parabole de l’enfant prodigue en dialecte d’Anglet, les finales en o bref sont contraires à la réalité des faits. On dit aujourd’hui adare et heste à Anglet, Biarritz et Bayonne, et non pas adaro, hesto.

Ce patois, désigné par M. Luchaire sous le nom de patois du Labourd, se rattache au dialecte béarnais de la langue gasconne. Le béarnais, suivant M. Luchaire, comprend encore les sous-dialectes de la Basse-Navarre et de la Soûle, de la plaine et de la montagne béarnaises. Au delà, on rencontre le dialecte bigourdan, divisé en quatre