Page:Revue de métaphysique et de morale, supplément 4, 1914.djvu/28

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28 – prenant sa vie .comme une partie de plaisir ».Vous oubliez que Voltaire a pris certaines affaires fort au sérieux. Il n’y a pas que des plaisanteries dans Voltaire. M: de.Lavqletle-Monbrun. – Certes, on pourrait tirer de Voltaire tout un livre de. prières. ÙL.Lévy-Brâkl. ̃– P. 275, vous lui réservez l’épî.thète de simiesque. M. de.Lavalelte Monbrun. – Je pensais à l’expression de Maine de Biran. M. Léuy-Brûhl. – P. 189, vous écrivez « 11. faut être naïf ou superficiel comme Victor Cousin pour. » Superficiel est bien sévère, na’if vraiment impossible à admettre. lin ce qui regarde l’ensemble de l’ouvrage, l’idée d’un parallèle entre M. de Biran et, Pascal me semble malheureuse, vous écrasez votre auteur par un pareil voisinage. ML de Lavuletté-Monbrun. J’ai dit .que M. de Biran.a mieux connu l’homme que Pascal. M. Lévy-BrûM. – Maine de Biran pourrait .dire’: « Seigneur, gàrdez-mol de mesamis. » P. 145, vpus .citez un passage de votra auteur qui n’a rien que d’ordinaire et. vous dites voilà des accents dignes de Pascal. M. Érunschvicg. – Vous avez, c’est le mérite, de votre ̃̃ thèse, jeté, beaucoup ’d’épithètes et de jugements. Mais vous avez, manqué de modestie ou de simplicité il fallait avant .tout nous donner les

téxtes en dehors (te tout commentaire, et

le commentaire après cela. Vous avez des expressions qui,surprennent, M. Bergson est pour vous un Pascalisan t"« distingué » t P. 301, vous trouvez Pascal « hautain et dogmatisant ». 11 étale,, dites-vous « l’insolence d’avoir Maison ». M. de jMvaletle-Monbrun.. Je parle dù’ton-qu’il prend en général. M. Brunschvicg. –- C’est un « ho a note homme» qui/même après sa conversion, né cesse de: voir iléréet Roberval. M. de LaualeUe^Monbrun. II a pourtant écrit «Que je hais cette sottise. » M. Br.unschvicg. C’est la sottise qui retient le pécheur dans le péché. Vous dites ailleurs que Pascal n’a pas voulu composer un livre. Croyez-vous ? – P. 240, f après avoir signalé que Pascal n’examine pas les déductions: métaphysiques, vous dites Pascal n’est pas un jongleur d’idées. Voilà qui est peu aimable pour bien des métaphysiciens, religieux. M. de.Lavalette-Monbrun. J’ai bien signalé, l’excès où se laisse aller Pascal « quand, il cède son humeur janséniste .». p. 118. J’ajoute p..257 qu’il y a en lui deux hommes un théologien janséniste et un. chrétien fervent. lisamment l’influence. Je verrais beaucoup mieux l’influence de Fénelon sur Biran. M. de Lavalelte- Monbrun. J’ai peut^.être donné trop d’importance à Pascal. M. Delacroix. Il y aurait là une.étude fort intéressante à faire. M. de Lavalelte-Monbrun. – .11’ y a 1 même quelques textes attribués a Biran., ,1 qui sont de Fénelon. M. Delacroix. Sur le christianisme^ de Biran, vous êtes un peu moins pru-,dent dans votre écrit que dans votre exposé. Avez-vous d’autres faits à, invoquer que sa mort dans la catholicisme? Ce fait-là n’est pas probant à nos yeux. M. de Lavalette-Monbrun. Comme je l’ai dit, dans ma thèse principale p. 523, M. de Biran fut nommé Chevalier de Saint-Louis. Mais il n’a jamais pris net-tem. nt position entre les deux religions.Pour moi, il est immanentiste. M. Delacroix. – Votre chapitre sur le mysticisme de Biran est bien vague.; Vous êtes parti de Segond au lieu de partir de M. de Biran, et vous avez étendu; votrephilosophe sur le lit de Procuste de .calé;gories toutes prêtes. M. de Lavaletle-Monbrun. C’était toujours dans 1^ dessein de le .confronter avec Pascal. v. M. Léoy-Brtthl. – Je vous ai lu avec intérêt. Votre ton m’a surpris dans une thés.1. Généralement dans une thèse"- on s’efforce de démontrer avec des preuves.. Vous avez cherché à dire ce que^vous pensiez sur un très grand nombre de sujets. Spontané, sincère, droit, vous: n’êtes pas toujours précis. ’P. 188r vous citez des critiques qui ont parlé de Pascal et qui sont morts. Vous mettez parmi eux M. Droz, qui n’est pas plus mort que vous et moi. P. 219, vous donnez la célèbre formule du Phédon, sous laforme e-j xivSuvo;. P. 218, vous nous parlez de Descartes de manière à faire de la peine à un philosophe. Il n’est pas’ prouvé que Pascal et M. de Biran reproduisent complaisamment la pensée. de Descartes. Les deux croyances n’ont .Ai peu près pas de rapport. Vous usez fréquemment d’épithètes, Ç elles ne sont pas toujours très réfléchies’. i>. 8.), note 2, vous donn.-z deux textes de Pascal, dont l’un est altéré et l’autre véritable, et vous appelez les différences des variantes ». Vous avez qualifié Biran de Sainte-Beuve, philosophique. Vous n’avez pas pris un soin suffisant pour dater les fragments dont vous vous servez (p. 138). – – Enfin p. 61, vous mettez en contraste; Pascal et Voltaire que vous noasTeprésentez « riant sans cesse et riant de tou.t,.