Page:Revue de métaphysique et de morale - 3.djvu/92

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emploient ce terme comme nom propre, tandis que M. Ballue l’emploie comme nom commun appellatif en supposant l’existence de plusieurs unités. On voit en même temps que les mots réunion et adjointe dont se sert M. Ballue ont besoin d’être expliqués. MM. Le Roy et Vincent emploient le mot ajouter, et cet acte semble se faire dans l’esprit d’une personne. Cependant il est difficile de concevoir comment une chose peut être ajoutée à elle-même. De quelle nature sont donc les rapports qui font ces réunions ? Sont-ce des rapports physiques, historiques, géométriques ou psychologiques, ou est-ce que ce sont des relations purement logiques ?

Ce ne sont que des négations et des questions que je viens de proposer, ce qui paraîtra peu satisfaisant aux lecteurs. Mais comme j’en ai donné des solutions positives dans mes écrits cités ci-dessous[1], je peux me borner ici à faire voir qu’il y a là des questions assez épineuses et que le problème est plus compliqué qu’il ne semble d’abord.

Dr G. Frege,
Professeur à l’université de Jéna.
  1. Die Grundlagen der Arithmetik, Breslau, Wilhelm Koebner, 1884. — Grundgesetze der Arithmetik, I. Jéna, Hermann Pohle, 1893.