Page:Revue des Deux Mondes - 1830 - tome 1.djvu/159

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ou renégats. Les Coulolis et les Maures, qu’on pourrait y armer s’élèvent de 7,500 à 8,500. Total : 14 à 15,000 hommes. Dans ce nombre se trouvent compris 2,000 hommes de cavalerie.

Le Dey, chef de l’aristocratie militaire qui domine à Alger, a sous lui 3 lieutenans ou vassaux presque indépendans, connus sous le nom de beys.

    prise de mer), se trouve la porte de Babajou ; la route qui y aboutit longe le rivage, et est défendue par les batteries placées sur la côte. Du premier au second angle il y a de très-belles défenses de la porte de Barba ; au troisième angle qui touche au môle, sont les ouvrages les plus récens et les plus beaux ; entre le deuxième et troisième angle se trouve la porte des Pêcheurs qui aboutit à la mer ; au troisième angle est la porte qui conduit au môle ; au quatrième angle on rencontre la porte de Barbalouet, et non loin de là le fort du même nom ; la route qui aboutit à cette porte longe aussi le rivage du côté droit, et est défendue par les batteries placées sur la côte.

    Les forts qui protègent la partie de l’enceinte rapprochée de la mer sont assez nombreux. Le fort de l’Empereur et le château de l’Étoile, ainsi qu’une poudrière fortifiée et quelques ouvrages fermés, gardent la route qui conduit à Alger par le nord de cette ville. L’autre route se trouve terminée par les batteries de mer du côté droit, par un fort qui a 41 pièces de canon, par une poudrière et une fabrique de poudre défendues par quatre ou cinq fortins.

    Depuis que le dey d’Alger craint une attaque par terre, il a redoublé de soins pour mettre toutes ces fortifications dans le meilleur état de défense possible, et il a fait confectionner une immense quantité de poudre et de projectiles.

    L’attaque d’Alger par terre ne présente des chances de succès que du côté du nord, où il faudrait s’emparer d’abord du fort de l’Empereur, et ensuite du château de l’Étoile qui en défend les avenues. Il serait nécessaire, après, de battre la ville en brèche sans lui donner le temps de se reconnaître.

    (B…)