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POPULATION DES DEUX MONDES.

des peuples pasteurs, etc., etc., donnent aussi une indication à l’aide de laquelle on peut connaître la totalité des individus qui forment l’aggrégation générale. C’est cette dernière méthode qui a servi de base à presque tous les voyageurs et à plusieurs navigateurs, pour déterminer la population des peuplades qu’ils nous ont fait connaître.

La quantité de certains alimens et de certaines boissons employées annuellement ; la consommation du sel et du tabac, chez les peuples européens ; celle de l’opium chez les Orientaux ; celle du pétrole chez les Birmans, sont aussi d’autres moyens approximatifs pour évaluer la population d’un pays.

Le nombre de villes, de bourgs, de villages et de hameaux existant à une époque donnée fournit aussi un autre élément à l’aide duquel on peut parvenir à la connaître approximativement.

Passons maintenant à la partie pratique de quelques-uns de ces principes. Parmi les pays appartenant à la première classe, il y en a plusieurs dont les habitans se trouvent dans des circonstances analogues à celles des pays compris dans la seconde, c’est-à-dire qu’on trouve des pays habités par des agriculteurs, par des nomades, et même par des sauvages. Connaissant donc la surface d’un pays quelconque, dont nous ignorons la population, on n’aura qu’à le comparer avec un des pays de la première classe qui se trouve dans les circonstances physiques et morales le plus analogues. Et comme nous connaissons la population relative de ce dernier, c’est-à-dire combien il a d’habitans par cha-