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Considérations sur les trois systèmes de communications intérieures au moyen des routes, des chemins de fer et des canaux ; par B. H. Nadault, ingénieur des ponts-et-chaussées. Brochure in-4o de 60 pages. Roret, Paris, 1829.

Tout en France subit l’empire de la mode : les systèmes les plus opposés sur les objets les plus sérieux, comme sur les objets les plus frivoles, ont eu leur tour de faveur. La solution des questions importantes qui concernent les communications intérieures n’a pas été elle-même à l’abri de cette influence. La canalisation générale de la France, dont les immenses avantages avaient frappé tous les esprits, a subi depuis quelque temps une espèce de défaveur et les chemins de fer ont été préconisés avec un enthousiasme qui eût pu induire en de graves erreurs, s’il eût été moins exagéré. Ainsi, pour éviter que bientôt on ne propose de combler nos canaux pour établir des chemins de fer sur leurs ruines, il est bien important de proclamer cette vérité ; c’est que la question tendant à établir la prééminence de l’un des systèmes de communication intérieure, n’est pas susceptible d’une solution générale, et qu’une foule de circonstances locales et de considérations particulières peuvent faire pencher la balance dans l’un ou dans l’autre sens. M. Nadault, ingénieur des ponts-et-chaussées dans le département de la Haute-Marne, a eu l’heureuse idée d’étudier et de comparer les opinions dissidentes, de réunir les considérations générales et les expériences exactes, propres à définir chaque système de transport sous leurs divers points de vue, et en-