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lutions française et américaine et sur l’histoire politique des États-Unis.

La sœur de lait du vicaire [1] de M. S. Henry Berthoud nous est donnée comme une histoire de province. Ce n’est, en tout cas, qu’une histoire bien commune, bien insignifiante et bien médiocre. M. Berthoud a fait autrefois des contes fantastiques qui valaient, ce nous semble, beaucoup mieux.

Quant aux petits volumes carlistes de cette quinzaine, ils sont infiniment supérieurs à ceux de la précédente.

Voulez-vous, mesdames les marquises, une boutade injustement capricieuse et spirituelle contre la révolution de Juillet ? Envoyez vite acheter l’Elysée-Bourbon [2]. C’est un charmant chapelet de jolis feuilletons qui trahissent tous à l’envi l’anonyme qu’a voulu garder leur auteur.

Voulez-vous une Histoire de Chambord [3], écrite d’un bon style et pleine de souvenirs intéressans et de curieux détails ? Voici celle de M. Merle.

Mais n’avons-nous donc déjà plus de nouvelles ou de nouveautés littéraires à signaler ? Si, vraiment. C’est pour les journaux, surtout, que le temps est prospère, et l’on vient d’en inventer encore quatre tout neufs, à savoir : le Journal du bon sens, le Journal décennal, le Journal des enfans, et le Journal du Vésuve. Cette dernière feuille rendra compte, sans doute, des éruptions du volcan avec la plus grande impartialité. Quant au journal décennal, comme l’indique son titre, il n’en paraîtra qu’un numéro tous les dix ans. On ne s’y abonnera probablement que pour un siècle.

Une innovation notable s’est aussi récemment introduite dans l’économie du plus répandu de nos journaux. Le Constitutionnel aura désormais un feuilleton, ce qui nous promet de la littérature au niveau de sa politique.

JACQUES LEROND.
  1. Chez Vimont.
  2. Chez urbain Canel.
  3. Chez le même.