Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 7.djvu/500

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


contre les jardins et contre Le Nôtre, que l’auteur accuse d’avoir travaillé pour l’adultère et la prostitution ? — En vérité, ce livre ne vaut ni le Maçon, ni les Intimes, et nous craignons fort que Michel Raymond ne se soit cette fois trompé.

Parlerons-nous maintenant de l’Histoire de la vie et des ouvrages de Châteaubriand [1], par M. Scipion Marin ? Oh ! non pas, s’il vous plaît. Cela forme bien deux gros volumes de critique ; mais la critique de M. Scipion Marin n’est point du ressort de la nôtre.

Cet auteur s’était déjà fait connaître avantageusement par une manière de comédie satirique intitulée : Le Sacerdoce littéraire, et dans laquelle figuraient et jouaient chacun leur rôle nos plus célèbres écrivains vivans. Entre autres gentillesses dont abondait cette pièce, on y voyait, au second acte, M. Charles Nodier jeté par la fenêtre. Ceci peut suffire pour donner une idée de la manière de M. Scipion Marin. Il en use ainsi sans façon avec la langue, et ne la traite pas moins cavalièrement.

Quoi qu’il en soit, depuis que M. Scipion Marin s’est fait son historien, M. de Châteaubriand, qui vient de partir pour la Suisse, a dû quitter, cette fois, la France sans inquiétude, et sûr désormais que son nom ne périra pas.


LA REVUE.
  1. Chez Vimont.