Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 31.djvu/571

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Ces copies, en général fort anciennes, ont été assez multipliées, et M. Cousin y rencontrera des morceaux admirables qui portent l’empreinte incontestable de l’esprit et de la plume de Pascal. Nous pourrions en citer ici plusieurs, et des plus remarquables, mais nous ne voulons pas déflorer un sujet déjà entrepris par un si habile écrivain. Ce serait une bonne fortune pour la France si, après s’être occupé des Pensées, le savant éditeur de Descartes voulait étendre ses recherches à tous les ouvrages de Pascal, et publier les œuvres complètes de ce profond penseur. Il reste encore dans les bibliothèques un assez grand nombre de fragmens inédits de l’auteur des Provinciales, que tous les érudits connaissent, et dont M. Cousin pourrait enrichir son édition, dans laquelle il faudrait insérer aussi plusieurs lettres inédites ou peu connues de Jacqueline Pascal et de Mme Périer, ainsi que les mémoires complets sur Pascal par Marguerite Périer. Que M. Cousin se mette donc à l’œuvre, et qu’il élève un nouveau monument à la gloire de la France ! Ni les applaudissemens, ni la reconnaissance du pays ne lui manqueront.


G. Libri.